Questions clés ¦ Contexte ¦ Recommandations ¦ Vos commentaires
Questions clés
- Comment les visions concurrentes des objectifs de l’aide CE se concilient-t-elles avec les engagements généraux et les priorités des partenaires? Commentaire
- Comment la CE peut-elle limiter les risques liés à l’appropriation posés par la coordination croissante entre les donateurs ? Commentaire
- Comment la CE assure-t-elle l’appropriation dans des pays partenaires où volonté et capacité politiques paraîssent absentes ? Commentaire
- De quelle manière un alignement commun se concilie-t-il avec les priorités des partenaires ? Commentaire
Quelle est votre opinion sur ces questions clés ? Avez-vous d’autres suggestions à faire ? Partagez vos points de vue.
Contexte
L’appropriation d’un pays partenaire est quelque chose de plus qu’une simple relation entre donateur et gouvernement. Cela concerne aussi les parlements, les représentants de la société civile et d’autres parties prenantes, y compris les citoyens des pays partenaires, qui ont un intérêt dans les décisions à prendre, même si cela ne porte pas à un accord généralisé. Ceci comporte toute sorte d’implications sur comment le programme de l’aide est spécifiquement défini, géré et évalué.
Alors que toutes les personnes interrogées à propos de notre projet jusqu’à présent ont souligné qu’une plus ample appropriation serait importante afin de rendre l’aide plus efficace, nos interlocuteurs ont aussi eu la sensation que les engagements de la Déclaration de Paris dans ce secteur ne sont pas bien connus dans les pays en développement, ce qui laisse à penser que les discussions sur l’appropriation sont souvent définies et engagées par les donateurs. Deux questions clés ont été soulevées en relation à la gestion de l’aide et au dialogue politique : en premier lieu, ces thèmes sont à améliorer sur le terrain, à travers des relations directes avec l’administration des partenaires, les forces vives de la société et les institutions. Ainsi le processus de dévolution devrait être revu, tout comme la participation des parties prenantes concernées autres que celles du gouvernement central.
En second lieu, les personnes interrogées avaient le sentiment qu’appropriation et partenariat soient possibles uniquement en présence d’un minimum de transparence par rapport à ce que les donateurs effectivement font, et si leurs activités répondent à des priorités locales précises. Dans ce contexte, certains ont souligné le risque instrumentalisation des partenaires.
Il existe en outre un sentiment partagé de devoir simplifier, harmoniser et aligner les procédures, comme une pré-condition supplémentaire au partenariat. Etant donnée la complexité de beaucoup de procédures de la CE, la plupart des personnes interrogées ont reconnu que uniquement le personnel de la CE ou l’assistance technique pourrait fournir de l’aide selon le format requis et répondre de façon adéquate à toutes les demandes de la CE, et que cela inévitablement limite l’appropriation par les gouvernements partenaires. Quelques-uns avaient l’impression que les conséquences du choix des modalités de l’aide pour les structures institutionnelles et politiques des partenaires ne sont pas suffisamment bien réfléchies. Par exemple, l’utilisation majeure de l’aide budgétaire pourrait comporter le risque de concentrer un pouvoir excessif dans les mains des ministères des finances, et de marginaliser les ministères clés lors des débats politiques.
Pour un débat plus approfondi sur ces thèmes, veuillez consulter la note de discussion initiale. Vos commentaires sont les bienvenus.
Recommandations
Les recommandations suivantes sur les objectifs de l’aide CE ont été faites durant nos interviews avec les groupes clés des parties prenantes. Pour une liste globale des recommandations, cliquez ici.
- Promouvoir un débat plus approfondi sur l’appropriation de qui, puisque travaillant ensemble afin de rendre l’aide plus efficace, les donateurs UE doivent faire face à des demandes concurrentielles : responsabilité envers les bénéficiaires finaux, envers leur contribuables nationaux, et envers les pays donateurs contribuant (commentaire);
- Clarifier ce qui est attendu en termes de monitorage/rapportage de la part des « utilisateurs » (commentaire);
- Affronter des défis communs comme la migration avec les partenaires sans les instrumentaliser (commentaire);
- Change the relation around aid: trust, dialogue, accountability including public information (commentaire);
- Modifier la relation autour de l’aide : confiance, dialogue, responsabilité, en y incluant l’information à l’opinion publique (commentaire);
- Produire un effort collectif pour élargir et approfondir le débat sur l’aide de la CE (EM, PE, ONG) au-delà de l’exercice obligatoire habituel et plutôt consensuel ;
- Nécessité de s’éloigner d’une relation bilatérale CE-gouvernement et procéder vers les autres parties prenantes (parlements, autorités territoriales, ONG) lors de la programmation du monitorage et de l’évaluation (commentaire) ;
- Encourager l’engagement de la société civile dans les débats mais aussi dans la programmation et dans l’implémentation (commentaire);
- Stimuler l’intérêt envers la politique d’aide de la CE, en y incluant le Parlement européen et les parlements nationaux (commentaire);
- Augmenter la prise de conscience de l’opinion publique par rapport à la politique de coopération au développement de la CE au sein de l’UE et dans les pays partenaires (commentaire).